Couplet 1
Ils partaient avant l’aube, la lampe sur le front
Le silence dans les rues, la poussière aux maisons
Ils embrassaient leurs femmes, sans faire trop de discours
Puis descendaient sous terre pour gagner quelques jours
Dans les veines de la mine, ils cherchaient l’or noir
Avec le cœur solide et les mains pleines d’espoir
Ils n’avaient pas la mer, ni les grands océans
Mais des montagnes de charbon posées contre le vent
Refrain
Là-haut, là-haut sur les terrils
Tiens bon la vie, tiens bon le vent
Là-haut, là-haut sur les terrils
On voit plus loin que le présent
Ils descendaient chercher l’or noir
Dans le ventre froid de la terre
Pour que leurs enfants, un peu plus tard
Montent plus près de la lumière
Couplet 2
On les voyait rentrer, les yeux fatigués
Le visage comme la nuit, mais le regard levé
Au café du village, on parlait sans trembler
Des copains restés loin, qu’on n’a pas oubliés
Les corons se taisaient quand sonnait le matin
Chaque brique portait le courage des anciens
Et les mômes jouaient dehors, les genoux dans la boue
En rêvant de partir, sans renier leur chez-nous
Refrain
Là-haut, là-haut sur les terrils
Tiens bon la vie, tiens bon le vent
Là-haut, là-haut sur les terrils
On voit plus loin que le présent
Ils descendaient chercher l’or noir
Dans le ventre froid de la terre
Pour que leurs enfants, un peu plus tard
Montent plus près de la lumière
Pont
Et si le Nord pleure parfois
Ce n’est pas de faiblesse
C’est que sous la pluie, sous le froid
Il cache encore sa richesse
Pas des lingots, pas des couronnes
Pas des fortunes faciles
Mais des hommes droits, des femmes fortes
Et des rêves sur les terrils
Couplet 3
Aujourd’hui je reviens, mes enfants dans les bras
Je leur montre les géants qui veillent encore là
Je leur dis : “Regardez, ce n’est pas que du noir
C’est la mémoire des nôtres, c’est notre territoire”
Un jour vous partirez vers d’autres lendemains
Mais gardez dans vos cœurs la chaleur de ce chemin
Car sous ces vieux terrils, sous la pluie, sous le vent
Battent encore les pas, les voix de nos anciens
Dernier refrain
Là-haut, là-haut sur les terrils
Tiens bon la vie, tiens bon le vent
Là-haut, là-haut sur les terrils
On voit plus loin que le présent
Ils descendaient chercher l’or noir
Dans le ventre froid de la terre
Pour que leurs enfants, un peu plus tard
Montent plus près de la lumière